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Chronique Vésigondine

  • : Le Vésinet
  • : Le Vésinet : chronique vésigondine par Phénix
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Pas moins de six listes s’afficheront sur les panneaux électoraux de la commune. La bande des quatre à droite, que rien ne sépare politiquement parlant, ne sont-ils pas tous les quatre à grenouiller pour obtenir l’investiture de l’UMP, une liste d’extrême droite plus celle du PS qui récolteront un petit 20 % des voix exprimés. Les gros bataillons de l’électorat vésigondin soit, après déduction du noyau dur des abstentionnistes et des partisans des deux listes pré citées, environ 7500 électeurs sont les cibles sur lesquelles Foy, Berline, Jonemann, et Varèse vont tester leur pouvoir de séduction.


Le code électoral laisse à toutes les listes qui ont obtenu 10% des votes le droit de courir la finale. Le cas de 2001 où deux listes jumelles se neutralisent pour assurer la ré élection du sortant, peut se reproduire. La liste élue avait récolté un nombre de voix inférieur au total des voix des listes suivantes, 3003 pour 6290 suffrages exprimés. Obtenir la majorité absolue des électeurs du second tour est nécessaire pour asseoir, sans contestation, une légitimité indiscutable à la veille de décisions importantes engageant la commune pour plus d’une génération. Pour cela l’élu doit recueillir pas loin de 4.000 bulletins.


Pour agglomérer ces 4.000 voix le futur maire doit 1) provoquer un réflexe de rejet chez un tiers des électeurs de son prédécesseur, soit un millier de votants et 2) retrouver les voix qui se portèrent sur Varèse et Jonemann, soit trois mille. Mission impossible si au second tour il reste en plus du PS trois listes en présence.

 

L’union pour quand ?


Dès lors deux stratégies s’excluent mutuellement : l’union avant le premier tour, ou la fusion des listes pour le second. Le maintient de plusieurs listes au second tour ayant en 2001 montré qu’il menait à l’échec, on ne fera pas l’injure aux compétiteurs de considérer ce scénario comme possible. Autant ouvrir un boulevard à A-M Foy.


Des lettres circulent qui appellent deux des candidats de droite à s’unir dès à présent. Ces vésigondins oublient qu’une tête de liste se considère porteuse d’un projet irremplaçable… Il est fort probable qu’au premier tour trois protagonistes se disputent la place de premier des challengers. C’est la pléthore évoquée en début de cet article qui pourrait, même si le pire n’est jamais certain, propulser le sortant en tête à l’issue du premier tour. Il faut de toute évidence éviter les candidatures surnuméraires.


Des 3003 voix qui permirent à A-M Foy de retrouver son siège en 2001, combien lui donneront quitus pour un 3 ème mandat ? Le groupe majoritaire n’ayant plus de consistance, les conseillers élus sur la liste du maire essaiment chez Varèse, quand il (elle) ne constitue pas une liste dissidente. Le maire pourra t-il encore organiser une dupliquette avec ses conseillers restés fidèles, autrement qu’avec un mort tournant ? La chute à n’en pas douter sera cruelle et seule une sortie par une porte dérobée lui évitera les quolibets de ceux qu’il n’a eu de cesse de narguer.


En toute hypothèse aucune majorité ne sortira des urnes dès le premier tour. Une bataille de « droitiers » opposera au second tour les deux, voire les trois candidats les mieux placés, si le maire est en état de se maintenir eu égard au pourcentage des voix obtenues. Dans quel ordre le tiercé ?


La place du marché : un enjeu ?


Remarque liminaire : l’affaire de la place du marché ne sera pas le marqueur que certains croient discriminant pour cette élection. A rebours de ce que propagent les postulants leur position sur le devenir de ce chantier n’aura aucun effet sur le résultat des municipales. Les dés sont jetés et ils sont pipés. Ni Varèse ni a fortiori Jonemann n’ont impressionné l’électeur par leur efficacité sur ce terrain. Empêtrés dans leur contradiction d’opposants bien éduqués ils ont démontré l’inanité de la contestation policée face à un manipulateur roublard et déterminé. Ils se sont laissés piéger, à moins qu’ils n’aient refusé de livrer bataille. Leurs gesticulations de conseils en conseils n’ont eu d’autres résultats que de conforter le maire dans sa capacité manoeuvrière. Ils auront bu le calice jusqu’à  la lie sans en tirer l’ombre d’une stature guerrière. Une conseillère, Martine Offrant-Rivasi, s’était pourtant signalée dans la conduite de la guérilla juridique menée par l’opposition, qui avec professionnalisme, talent et ténacité a établi l’illégitimité de la mairie dans les différentes phases du projet : de sa conception à son début d’exécution. En guise de remerciement elle ne figure sur aucune des listes en cours d’élaboration. La messe est dite.


Aucun candidat ne peut se targuer d’avoir fait plier la majorité municipale sur ce dossier épineux. Quant à se vanter de l’avoir titillé ce serait faire publiquement aveu d’échec. Tous dans le même sac sur cette affaire qu’ils ont intérêt à évacuer. Impuissants à y mettre fin avant les élections, inaptes à imaginer des scénarios de sorties de crise et à proposer des alternatives chiffrées, ils subissent les évènements et dévaluent leur prétention de gestionnaires avisés. Plus grave dans le contexte des élections, ils n’ont pas su mobiliser l’opinion, alerter les média, ni mettre leur mandat en jeu. Difficile d’arbitrer entre des opposants qui s’en sont tenus à une contestation logorrhéique et velléitaire face aux caprices ruineux d’un monomaniaque atrabilaire doublé d’un édile en situation de déni de justice. Ils n’ont su ni transformer cette affaire en tremplin pour leur candidature ni acquérir la notoriété que confèrent les victoires chèrement acquises.


La place du marché ne pouvant servir de clivage pour les candidats à la succession, et en l’absence de réel Projet pour aménager les terrains de l’Hôpital, c’est l’image de compétence et l’empathie de la personnalité que les électeurs vont noter.

 

Au second tour, quel duel ?


A cette aune, on peut brosser à grands traits les profils de nos 3 challengers et imaginer un scénario :


Un dilettante au charisme certain, tout désigné pour le premier rôle quand on jouera « l’intermittent » au théâtre Alain Jonemann. Qui lui dira que c’est en face que ça se passe ? Exit le fils. Il faudrait l’intervention du saint Esprit pour l'asseoir dans le fauteuil du père.


Un administrateur sérieux qui a potassé depuis 7 ans dans l’opposition son « Comment devenir maire pour les Nuls », encore peu disert sur ses intentions. Son blog est toujours muet mais il inaugure son QG de campagne.


Une fraîche dissidente bien implantée, conseillère écoutée, certainement plébiscitée par les électeurs du conseil municipal junior et qui ne demande qu’à jouer enfin dans la cour des grands.


En ce début de campagne, le premier des trois apparaît comme le surnuméraire. Seuls les deux derniers candidats sont reconnus pour leur persévérance et leur sollicitude pour l’intérêt général, N’est-ce pas le minimum que l’on puisse exiger ? C’est là que la Politique peut faire la différence. Le démarchage auprès des caciques de l’UMP pour en obtenir l’investiture s’intensifie depuis que le sortant a été publiquement exclu des nominés. A ce jour l’heureux bénéficiaire du talisman ne s’est pas fait connaître.


Sans impressionner, à ce jour, les électeurs par leur capacité à projeter le Vésinet dans son futur, Stéphane Berline et Robert Varèse s’emploient à les rassurer par leur proximité de terrain et sur leur aptitude à rendre à la fonction de maire un peu du prestige que son actuel titulaire s’est acharné avec succès à ruiner.


Il leur reste 4 mois pour convaincre les vésigondins. Bonne chance.

 

 

Phénix, le 5 novembre 2007

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